Votre bonheur est comme cette eau bénite qui réveille tous les démons…

Votre bonheur est comme cette eau bénite qui réveille tous les démons…

Homélie du Père Etienne NEMI

Cette parabole dite des ouvriers de la dernière heure est une vraie leçon de bonté et de charité.

Si, ce maître, qui décidément tient parole, avait commencé par les premiers, en leur donnant leur salaire comme convenu, il est certain que ces derniers auraient été heureux et seraient repartis le cœur en joie. Ils seraient repartis, louant certainement la justice et l’honnêteté de ce maître qu’ils avaient eu la chance de rencontrer. Sauf qu’en décidant de commencer par les derniers, le maître leur donne l’occasion de voir le salaire qu’il remet à ceux-ci. Et là, leur bonheur se change en malheur !

Ils sont malheureux, non pas à cause du malheur qui s’abat sur les autres, ce qui aurait été logique, mais du bonheur dont bénéficient les autres ! Votre bonheur ne fera pas que des heureux autour de vous. Votre bonheur est comme cette eau bénite qui réveille tous les démons de la jalousie, de la haine, de la méchanceté, de l’égoïsme cachés dans les cœurs de ceux qui vous entourent.

Ils avaient certainement fait leur travail d’une manière irréprochable raison pour laquelle le salaire convenu leur avait été remis. Ils avaient été justes et loyaux. Sauf qu’être juste ne suffit pas dans la vie. Il faut encore être bon. Il faut encore être charitable. Et c’est sur cette marche vers la bonté et la charité qu’ils ont trébuché.

*Ils sont tellement « carrés » dans leur conception de la vie et de la justice qu’ils sont incapables d’arrondir les angles. La bonté, c’est aussi cette capacité que nous pouvons avoir d’arrondir les angles. Ils étaient certainement premiers dans la justice, mais derniers dans la bonté et la charité.*

Et cette parabole nous donne ainsi de découvrir une autre facette de la charité. La charité, ce n’est pas seulement accepter et supporter que l’autre puisse avoir, qu’il puisse être, mais c’est aussi et surtout accepter et supporter qu’il puisse avoir plus que moi, qu’il puisse être mieux que moi. Il est plus facile de donner à mon prochain que d’accepter que ce dernier ait ou soit plus que moi. En effet, on peut bien donner à l’autre tout en veillant à ce qu’il ne nous atteigne jamais, qu’il ne soit jamais à notre niveau.

Tous les dons ne sont pas charité ; il y a des dons qui sont condescendance, infantilisation, domination, asservissement… Si vous n’êtes pas bons, vous ne pourrez pas contribuer et supporter le bonheur de votre prochain…

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

🌿💓🥀« Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » C’est bien beau de savoir que les riches empêchent le Seigneur d’établir en eux son Royaume, mais comme les disciples, nous pouvons être déconcertés. Nous sommes souvent « riches » de bien des choses autres que lui. Il le sait. Il nous connaît. Il lit cette prière même si nous n’arrivons pas à la formuler, mais qui est dans notre cœur : « Qui donc peut être sauvé ? », comment puis-je être sauvé ? Irai-je au ciel ?Seigneur, aide-moi à me détacher de tout ce qui n’est pas toi !