Sommes-nous condamnés à devoir éternellement avoir sur nos mains et dans nos consciences les larmes et le sang de nos guides ?

Sommes-nous condamnés à devoir éternellement avoir sur nos mains et dans nos consciences les larmes et le sang de nos guides ?

Homélie du Père Etienne NEMI

Jérémie, qui ne faisait que la mission que le Seigneur lui avait confiée, dut pourtant subir tout le poids des dénonciations calomnieuses, des menaces, du chantage, des trahisons, des complots de la foule pour laquelle il avait sacrifié sa vie.

Belle récompense pour ce brave prophète ! Jésus, le Fils de Dieu, n’avait pas connu mieux. S’ils ne purent le lapider, ils finiront par le crucifier. Ceux et celles que le Seigneur nous envoie aujourd’hui pour nous guider, pour nous reprendre, pour nous protéger, connaissent exactement le même sort, et finissent très souvent déçus et désabusés.

La parole de Dieu de ce jour attire notre attention sur cette tendance que nous avons à sacrifier ceux qui se sacrifient pour nous au lieu de les protéger, à rejeter ce qui va nous sauver au lieu de l’accueillir avec joie et reconnaissance. Cela se manifeste par notre contestation permanente de l’autorité. Aucune autorité ne trouve grâce à nos yeux. On veut marcher sur le droit chemin, mais on a horreur du guide… Cela se manifeste aussi par la contestation et le refus de ce qui nous est proposé. On veut arriver à bon port, mais on refuse de prendre le bon chemin, on le trouve difficile, impraticable…

Qui ne s’en est pas encore pris à ses parents, à son père, à sa mère, à ses éducateurs, à ses enseignants ? Qui n’a pas encore contesté telle disposition, telle recommandation ? Parmi les victimes de nos calomnies, de nos complots, de nos trahisons, ne trouve-t-on pas un nombre assez importants de prophètes, de « sauveurs » envoyés par le Seigneur pour notre bien ? Sommes-nous condamnés à devoir éternellement avoir sur nos mains et dans nos consciences les larmes et le sang de nos guides ?

Si Jérémie avait conditionné sa mission à la reconnaissance qu’il recevrait du peuple, il ne l’aurait jamais menée jusqu’au bout. Si Jésus s’était reposé sur les appréciations et acclamations de la foule, il ne serait jamais allé au bout de sa mission de salut. Les responsables, nos parents, éducateurs ou autres peuvent en dire autant.

Dans notre mission auprès de nos frères et sœurs, notre regard, nos yeux et nos oreilles doivent être tournés, non pas vers ce qu’ils feront ou diront de nous, mais plutôt vers le Seigneur qui nous envoie et qui, seul, nous donnera la force et la motivation nécessaires pour aller jusqu’au bout. « Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste (…) c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

🙏🏽 Père Étienne NEMI, CSSp 🙏🏽

Restaurant divin du Père Guy Marcel Enganabisseng

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

🌾💞✨ Le temple pour les juifs représente la présence de Dieu sur la terre, le lieu où il réside. Le profaner signifie pervertir la relation de l’homme à Dieu, c’est l’image de l’œuvre du péché en nous. Jésus, je te remercie car tu vis en moi. Je te loue car tu fais de moi le temple de l’Esprit. Ouvre mon cœur pour que je laisse ton œuvre s’accomplir en moi !
Bonjour et bon début de week-end !!!

🔥 PAA, CSSp 🔥 🌾💞✨