Parfois, le découragement, la démission finissent par nous condamner

Parfois, le découragement, la démission finissent par nous condamner

Homélie du Père Etienne NEMI

Cet homme était aveugle. Mais il n’était ni sourd, ni muet : il entend, et il parle. « Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. (…) Fils de David, prends pitié de moi ! » Il va donc se servir de ce qu’il a pour se battre dans la vie.

Comme cet aveugle, nous n’avons peut-être pas tout ce qu’il nous faut pour le combat de la vie. Comme lui, tout n’est pas fini pour nous. Comme lui, essayons de nous servir de ce que nous avons, appuyons-nous sur ce qui nous reste pour avancer. C’est en nous appuyant sur ce que nous avons déjà que nous pourrons obtenir ce qui nous manque.

Nos infirmités, nos manques, et même les comportements d’exclusion et de rejet des autres ne devraient pas tuer notre désir d’avancer, notre volonté et notre détermination.

Cette guérison, il la doit bien sûr à l’action de Jésus, mais aussi à son courage, à son abnégation, à son refus de baisser les bras, de se laisser étouffer. Il a été sauvé aussi par sa détermination, sa volonté, sa foi. « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » Parfois, le découragement, la démission finissent par nous condamner.

« Fils de David, prends pitié de moi ! » Cette pitié, cette attention, cette compassion qu’il n’arrivait pas à obtenir de la part des hommes qui le rabrouaient, il la demande à Jésus.

Parfois, les gens sont obligés de s’en remettre à Dieu, faute de trouver auprès de nous la proximité, la pitié, la compassion, la solidarité dont ils ont besoin. La prière de cet aveugle peut aussi être vue comme une accusation contre ses frères.

Combien de fois mon indifférence, mon égoïsme, ma violence, mon injustice, a fait surgir du cœur de mon prochain, une prière, un appel au secours ?

Combien de fois ne me suis-je déjà pas moi-même tourné vers Jésus, implorant ce que je n’arrive pas à trouver auprès de mes proches ?

« Fils de David, prends pitié de moi ! »

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

🍂🌾🍁 Jésus, permets-moi un instant de me mettre à la place de cet aveugle. De reconnaître quelles sont mes ténèbres et ce qui m’empêche de te voir. D’habiter dans la confiance en veillant à ton passage. Permets-moi surtout de te rencontrer au cœur même de ce qui me coûte, à ne jamais douter de ta présence et de ton amour pour moi.