On peut avoir beaucoup d’admirateurs, mais se retrouver tout seul lorsqu’il s’agit d’engager le combat

On peut avoir beaucoup d’admirateurs, mais se retrouver tout seul lorsqu’il s’agit d’engager le combat

Homélie du Père Etienne NEMI

A quoi sert-il d’admirer Jésus, d’être étonné par sa sagesse si on ne se convertit pas, si on ne se met pas à sa suite ? C’est la question qui nous vient à l’esprit lorsqu’on observe le traitement réservé à Jésus par les habitants de son village, Nazareth.

« Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. » Après son intervention magistrale dans la synagogue de Nazareth, Jésus s’était visiblement fait beaucoup d’admirateurs. On aurait alors pu penser que cela allait contribuer au bon déroulement de sa mission, qu’il allait avoir des compagnons fidèles pour la libération des captifs, des opprimés, des pauvres, des malades… Ce ne fut malheureusement pas le cas.

Ils étaient admiratifs, mais personne ne semblait vouloir le suivre. Au contraire, ils devenaient exigeants, comme si leur admiration n’était autre chose que l’expression des énormes attentes qu’ils avaient par rapport à lui : « Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine ! »

Jésus en a d’ailleurs fait plusieurs fois la triste expérience. On verra plus tard, comment ceux qui le proclamaient roi vont être incapables de le suivre sur le chemin de la passion, qui était pourtant le chemin par lequel il authentifiait sa royauté. Certains vont même se transformer en farouches détracteurs…

Comme Jésus, on peut avoir beaucoup d’admirateurs, mais se retrouver tout seul lorsqu’il s’agit d’engager le combat, n’avoir personne qui soit prêt à faire le moindre sacrifice, encore moins à se sacrifier lui-même pour la cause qu’il admire pourtant.

L’étonnement et l’admiration ne sont pas suffisants pour changer les cœurs. Une admiration, un étonnement qui n’aboutit pas à un engagement, à la conversion est inutile, elle s’apparente même à un mensonge. Malheur à celui qui met ses espoirs dans ses admirateurs, il court le risque de ne jamais arriver au bout de sa mission.

Aujourd’hui encore, Jésus a beaucoup d’admirateurs. Mais combien sommes-nous, au-delà de notre admiration, à lui être fidèles, à nous engager à sa suite et pour sa cause ? Ne sommes-nous pas, comme les habitants de Nazareth, ces admirateurs qui n’attendent qu’une seule chose : qu’il vienne aussi faire dans leurs vies les mêmes miracles qu’il a faits ailleurs ?

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

💋🌱🌸 Seigneur Jésus, merci pour les dons et les talents que tu m’as donnés. Merci pour tout le bien que tu m’as permis de faire dans ma vie. Voir les autres heureux, voilà mon bonheur ! Aide-moi, Seigneur, à profiter de ces dons pour te servir et t’aimer et pour aimer et servir mon prochain. Que je sache le faire avec humilité. Aide-moi, Seigneur, à ne pas tomber dans le piège de me comparer aux autres. Si quelqu’un réussit à faire plus de bien que moi, loué sois-tu, Seigneur ! Je m’en réjouis ! Si j’ai encore peur de m’engager, aide-moi, Seigneur, à avancer. Quels sont les talents, Seigneur, que je n’ai pas encore mis à ton service ? Montre-moi comment les utiliser.