Notre salut ne se joue pas dans de grands commentaires, mais dans les actes concrets

Notre salut ne se joue pas dans de grands commentaires, mais dans les actes concrets

Homélie du Père Etienne NEMI

« Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Nous ne pouvons qu’apprécier la pertinence de cette question que pose un docteur de la Loi à Jésus. En effet, on se serait attendu à ce que ce connaisseur, ce savant pose plutôt la question : « Que dois-je savoir pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Mais cette question montre bien qu’il a compris une chose importante, lui le docteur, savant, le connaisseur de la Loi : pour avoir en héritage la vie éternelle, il ne suffit pas de connaître, encore faut-il faire. Et si l’on cherche à savoir, c’est toujours dans le but de mieux faire. Et que notre fierté ne devrait pas résider dans ce qu’on sait, mais bien dans ce qu’on fait.

On constate d’ailleurs que dans la parabole du bon samaritain racontée par Jésus, les seuls savants, à savoir le prêtre et le lévite, sont ceux qui ne feront rien. En revanche, celui dont la foi et les connaissances religieuses étaient douteuses, le samaritain, est celui qui fera beaucoup.

Ce contraste peut d’ailleurs se voir entre le comportement des prêtres et lévites d’aujourd’hui qui, parfois derrière de pieuses raisons, cachent leur égoïsme, la dureté de leur cœur, leur indifférence, leur propre cupidité, et ne font rien pour ceux qui souffrent, et le comportement des « simples chrétiens », ces samaritains de nos jours, qui très souvent font beaucoup.

Notre salut ne se joue pourtant pas dans de beaux discours ou de grands commentaires, mais dans les actes concrets. On a plus besoin de mains ouvertes, de cœurs compatissants, que de têtes pleines.

Il se raconte qu’un homme tomba dans un trou et se fit très mal. Un cartésien se pencha et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou. » Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché. » Un scientifique calcula la profondeur du trou. Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs. Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine. Une thérapeute s’assit sur le bord et pleura avec lui. Un optimiste lui dit : « Vous auriez pu vous casser une jambe. » Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer. » Puis un enfant passa et lui tendit l’échelle.

Jésus avait parfaitement raison de s’écrier : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

💓🌾💞 Humiliés et terrassés par nos propres faiblesses et nos péchés, comme ce pauvre homme abandonné et roué de coups qui se retrouve à terre, nous avons besoin d’un sauveur . Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi un cœur comme le tien. Aide-moi à comprendre que le bonheur ne se trouve pas dans l’égoïsme, mais dans l’amour. L’amour pour toi et pour mon prochain.
Bonjour et bon début de semaine !!!
🌱 Luc 10, 25-37 🌱