Notre ambiguïté nous place dans l’incapacité d’assumer notre présence.

Notre ambiguïté nous place dans l’incapacité d’assumer notre présence.

Homélie du Père Etienne NEMI

« Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. »

Ces mots nous semblent être au cœur de l’évangile de ce jour. Cette parabole nous montre en effet comment l’homme refuse de répondre à l’appel de Dieu, d’écouter et d’appliquer son message. Et même ceux qui font semblant de répondre ne le font pas en réalité. Il y a plusieurs façons de refuser Dieu.

🔹 On peut refuser Dieu en faisant la sourde oreille, en lui tournant le dos pour d’autres priorités, d’autres valeurs. Il y a des personnes qui brillent par leur indifférence par rapport à Dieu et à tout ce qui est spirituel. Pour elles, la vie c’est d’abord et avant tout le combat quotidien pour assurer sa vie matérielle. Leur champ, leur commerce sont pour elles plus importants, sinon les seules réalités qui existent et qui méritent l’intérêt.

🔹 On peut refuser Dieu en se montrant hostiles et en combattant violemment et son message, et ses messagers, et toutes les structures qui l’incarnent. Ces personnes de plus en plus décomplexées nourrissent une haine et un mépris sans nom envers ceux qui pratiquent la religion. Elles n’auront de cesse que de vouloir discréditer et même effacer tout ce qui est spirituel et religieux. Elles nieront, au mépris de l’histoire, tout l’apport du message de Jésus dans le développement de l’humanité.

🔹 Mais on peut également refuser Dieu de manière plus sournoise, plus hypocrite : on répondra officiellement présent, on nous verra au milieu du peuple de Dieu, on sera bien présents dans la salle des noces, à l’église, mais on ne fera rien de ce qu’il dit, restant braqué sur nos positions, dans notre ancienne tenue, notre façon d’être et de faire. On sera là, passivement… Etre là, passivement, c’est en réalité comme si on n’était pas là. Et peut-être que c’est dans cette dernière catégorie qu’il faudrait nous chercher pour être sûr de nous trouver.

Mais la fin de cette parabole nous rappelle bien que notre sort ne sera pas différent de celui des autres. Ils auront au moins eu le mérite de la clarté en assumant leur absence. Alors que notre ambiguïté nous place dans l’incapacité d’assumer notre présence.

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

🌷🥖🌾« Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours . » (Ps 22, 5-6)
Seigneur, comment m’invites-tu à ton festin aujourd’hui ? Comment me prépares-tu pour entrer dans ta maison ? Que me demandes-tu pour habiter ta maison ? Merci pour ton amour qui me devance toujours.