L’offrande agréable au Seigneur est celle qui est portée par les mains d’un cœur juste

L’offrande agréable au Seigneur est celle qui est portée par les mains d’un cœur juste

Homélie du Père Etienne NEMI

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. »

La dîme était une action de grâce, une marque de reconnaissance, et le témoignage que tout ce que l’homme possède vient de Dieu.

Et la principale richesse de l’homme, le premier bienfait pour lequel il doit rendre grâce, c’est le cœur que Dieu lui a donné, c’est la qualité de sa vie, c’est le bien qu’il fait, la justice qu’il pratique, la miséricorde dont il fait preuve. Voilà les beaux fruits de sa vie pour lesquels il doit rendre grâce et qu’il doit lui offrir.

Par ailleurs, le premier commandement, ce n’est pas la dîme, ce ne sont pas les offrandes que nous faisons. Le premier commandement, c’est l’amour, la justice que nous pratiquons. La dîme n’est alors dans ce cas que le fruit que l’amour produit dans notre vie. Au point où on pourrait dire : sans amour, sans justice, sans miséricorde dans une vie, pas de dîme qui soit agréable au Seigneur.

D’où vient-il alors que l’homme, oubliant de pratiquer la justice et la miséricorde, se précipite devant le Seigneur, les mains chargées de présents ? Que valent nos dîmes, nos offrandes ? Les offrandes que nous offrons au Seigneur, aussi grandioses soient-elles, peuvent-elles couvrir tout le mal que nous faisons ? Nos démarches ne peuvent-elles pas être assimilées à une volonté de vouloir blanchir une vie que ses actes ont rendue noire ? Le faire, n’est-ce pas être, comme dit Jésus, « malheureux », insensés ?

Nous voulons être agréables au Seigneur ? Alors posons des actes qui lui plaisent. L’offrande agréable au Seigneur est celle qui est portée par les mains d’un cœur juste, bon et miséricordieux et surtout pas celle qui est portée par les mains d’un cœur mauvais et méchant.

Si notre vie n’arrive pas encore à produire de beaux fruits, le plus urgent ne serait-il pas que nous nous efforcions d’en produire enfin ? A défaut d’avoir des beaux fruits à lui offrir, offrons-lui déjà notre combat pour plus d’amour, de justice de miséricorde. Ce serait déjà une belle offrande…

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

🍃🌸🌱 La Parole de Dieu est notre point de rencontre avec le Seigneur. Elle nous permet de l’accueillir, de l’aimer et de le comprendre avec le cœur. Elle peut nous violenter. C’est alors que nous sommes invités à l’accueillir dans sa totalité, comme elle nous vient, et de l’aimer avec le cœur de la même manière que chacun de nous a besoin de se savoir accueilli tel qu’il est par ceux qui nous aiment, et de se savoir aimé et compris avec leur cœur.