Celui qui se dit chrétien n’est pas encore arrivé, il est toujours en marche.

Celui qui se dit chrétien n’est pas encore arrivé, il est toujours en marche.

Homélie du Père Etienne NEMI

« Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » A travers cette réponse donnée à cet homme qui a exprimé le désir de le suivre, Jésus nous aide à mieux comprendre ce que c’est que la vie chrétienne, notre vie à sa suite.

La vie chrétienne n’est pas un aboutissement, c’est une marche et une recherche permanente. Celui qui se dit chrétien n’est pas encore arrivé, il est toujours en marche. Dans les béatitudes, Jésus parlera du chrétien comme celui qui pleure, celui est assoiffé, affamé, pauvre…

Et dire qu’il nous arrive, du haut de notre baptême, de notre pratique religieuse et parfois de la pratique de quelques vertus, de considérer qu’on est arrivé, qu’on n’a plus besoin d’apprendre, de changer, de nous améliorer, d’écouter !

Etre en marche implique qu’on renonce à regarder en arrière. « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » Ne pas s’installer dans ses certitudes, mais aussi ne pas s’installer dans ses doutes, ne pas vivre tourné vers ses malheurs, ses échecs, ses déceptions, ses blessures, ses rancunes du passé, bref tous ces « morts » qui nous hantent et nous empêchent d’avancer sereinement : « Laisse les morts enterrer leurs morts. » Ces morts qui nous hantent et qui freinent notre marche, c’est aussi toutes ces habitudes de « mort » en nous comme la haine, l’égoïsme, l’individualisme, l’orgueil…

Le chrétien, ce n’est pas l’homme d’hier, c’est l’homme d’aujourd’hui, mais surtout l’homme de demain ; ce n’est pas l’ancien, c’est le nouveau…

« Je te suivrai partout où tu iras. » Mais peut-être que, comme cet homme de l’évangile, malgré notre générosité et notre bonne foi, nous ne savons pas souvent bien à quoi nous nous sommes engagés.

Puisse Jésus nous prendre par la main et nous entrainer dans sa marche, nous qui sommes très souvent installés dans le confort de nos certitudes, de nos habitudes, ou freinés par un passé lourd, par des habitudes et des attitudes de mort dont nous avons le plus grand mal à nous libérer.

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

🌾🍓🥀 Suivre le Christ, bien-aimés, nous met en mouvement. Mouvement tout d’abord intérieur : suivre le Christ implique un mouvement de conversion intérieure, se laisser toucher et transformer par la grâce. Puis, ce mouvement se prolonge vers l’extérieur, en des manifestations concrètes. Seigneur Jésus, que ta parole inonde mon cœur d’espérance. Donne-moi le courage de te suivre, l’enthousiasme de t’annoncer dans le quotidien de ma vie, et à faire mémoire de ta promesse.
🌱 Luc 9, 57-62 🌱