A cause de notre critique permanente, nous passons à côté de l’essentiel

A cause de notre critique permanente, nous passons à côté de l’essentiel

Homélie du Père Etienne NEMI

Quand on ne veut pas d’une chose ou d’une personne, on trouvera toujours de bonnes raisons pour justifier notre attitude. Ils avaient contesté Jean Baptiste qui ne mangeait pas de pain et ne buvait pas de vin. Ils l’avaient même assimilé à un possédé.

On se serait alors attendu à ce qu’ils adoubent Jésus qui, contrairement à Jean Baptiste, mangeait et buvait. Que non ! Les mêmes qui ont contesté celui qui ne mangeait pas, contestent aujourd’hui celui qui mange et boit. Ils le traitent même de glouton et d’ivrogne.

Derrière une insatisfaction permanente, derrière une critique perpétuelle, se cache parfois la mauvaise foi, la mauvaise volonté, le refus du moindre engagement, du moindre changement, de la moindre remise en cause.

Mais ce n’est pas parce qu’on conteste une chose vraie et juste, qu’on la critique, qu’elle cesse d’être vraie et juste. Ce n’est pas parce qu’on rejette quelqu’un de bien, de juste qu’il cesse de l’être. Notre mauvaise foi, notre mauvaise volonté ne change rien à ce qui est, elle n’enlève rien à la pertinence de ce qui nous est proposé.

Ce n’est pas ce qui nous est proposé qui n’est pas juste ou vrai, c’est nous qui passons à côté de l’essentiel… Malheur à nous qui, à cause de notre critique permanente, passons à côté de l’essentiel. Ils avaient raté cette belle occasion qu’était Jean-Baptiste, ils vont encore rater cette plus belle occasion encore qu’était Jésus.

La critique permanente est comme une addiction avec ses deux conséquences : d’abord on n’est plus conscient de notre comportement « enfantin », immature ; ensuite, il est souvent bien difficile d’en guérir.

Oraisons du Père Anicet AWOUBA

Le Christ vient nous inviter aujourd’hui à une attitude d’accueil, d’ouverture, de confiance. Le laisser administrer notre vie ; apprendre à accepter tout ce qui fait notre quotidien sans discrimination ; apprendre à découvrir la présence cachée de Dieu, déguisée dans les aléas de notre quotidien. Mon Dieu, apprends-moi à accepter la vie telle qu’elle vient, comme tu en disposes. Fais de moi tout ce que tu voudras.